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Enseignants : regard sur la phase de correction des exercices de maths.

Voici mon regard - et ce n'est que mon regard - sur la phase de correction des exercices en cours de mathématiques.

Photo de calculs fractionnaires sur un tableau noir

La correction des exercices effectués en dehors de la classe est un moment délicat. Si les élèves doivent être en mesure de la suivre et de la comprendre, cette phase ne peut constituer l’essentiel de la séance au regard de toutes les nouveautés que nous avons à enseigner. D’expérience, je dirais que 25 minutes de correction au collège, c’est déjà trop. Il est facile de sentir l’attention des élèves s’épuiser quand la phase de correction s’allonge, qu’ils en aient besoin ou non pour progresser. Bref, c’est un moment délicat pour l’enseignant, en début de carrière notamment. Mais pas seulement.

J’ai l’impression qu’il est important par principe de s’imposer de corriger en classe tout ce que l’on donne à faire aux élèves, même lorsqu’on est pris par le temps. C’est un effort que les élèves ont fourni, et le retour sur leur travail les intéresse.


Comment ne pas s’enliser dans la phase de correction des exercices ?

  • Limiter la quantité quotidienne de travail à la maison mais en donner très régulièrement

Il est indispensable d’anticiper la phase de correction avant de donner aux élèves des exercices à effectuer en dehors de la classe. Elle ne doit pas être trop chronophage. Limiter le temps de correction incite à donner peu d’exercices, même s’il me semble essentiel d’en donner très régulièrement, après chaque séance ou presque. Par ailleurs, le niveau de difficulté de ces exercices doit rester raisonnable. Mettre en difficulté certains élèves qui n’ont pas d’aide en mathématiques chez eux me semble décourageant. Si l’exercice donné est résistant, il s’agit à mon avis de le commencer en classe, d’en discuter avec les élèves en amont et de bien leur signaler qu’il est possible qu’ils ne parviennent pas à le résoudre malgré leurs efforts, et que ce n’est pas grave du moment qu’ils y ont réfléchi intensément.

  • Quelques astuces pour accélérer et fluidifier la correction des exercices

o Si la résolution d’un exercice consiste en la répétition d’une technique, il est possible d’interroger plusieurs élèves au tableau en même temps.

o En circulant dans les rangs, l’enseignant prend la mesure de la réussite ou de l’échec de la classe sur certaines tâches. Cette pratique lui permet d’anticiper le temps de correction qu’il prendra pour chaque question.

o Une astuce technique : les « visualiseurs ». Ces outils numériques se multiplient dans les collèges et ce n’est pas pour rien. Il s’agit d’une caméra sur un pied qui se pose sur une table. Reliée à l’ordinateur de la salle, elle filme ou prend des photos. Les films et photos peuvent être vidéoprojetés en temps réel dans la classe. Voici un exemple parmi d’autres de son utilisation : on peut utiliser le visualiseur pour filmer le cahier d’un élève où est écrit la résolution d’un exercice et présenter son travail directement à la classe. C’est un gain de temps substantiel : finie la longue copie au tableau d’un cahier par un élève pendant que la classe attend que ça se passe. La correction peut commencer immédiatement. Voici le lien vers la page du site de l’académie de Paris qui présente cet outil : https://pia.ac-paris.fr/portail/jcms/p2_1553468/le-visualiseur-en-cours-de-mathematiques

Au passage, cet outil n’est pas hors de prix comparé au budget « maths » d’un établissement scolaire. D’autant qu’un visualiseur d’entrée de gamme me semble convenir pour le cours de mathématiques. Dans le même esprit, des collègues prennent une photo du cahier d’un élève et la projette. C’est évidemment plus périlleux à réaliser en classe.


Comment différencier nos attentes selon les niveaux des élèves lors de la correction des exercices ?

Si l’on suit le principe que les exercices à faire en dehors de la classe ne sont pas les exercices les plus résistants, certains élèves de collège les auront résolus chez eux sans difficultés majeures. Une pratique simple pour que ces derniers ne trouvent pas le temps long pendant la correction ou qu’ils n’impriment pas un rythme trop rapide à la correction par leurs multiples interventions est de leur stipuler qu’ils peuvent effectuer d’autres exercices pendant la phase de correction dès lors qu’ils sont sûrs de de ce qu’ils ont écrit. On leur demande évidemment de jeter un coup d’œil quand même à la correction de temps en temps afin qu’ils vérifient tout de même qu’ils n’ont pas fait d’erreurs. Mon impression est que la plupart des élèves savent choisir de manière autonome entre suivre la correction et se lancer sur de nouveaux exercices. Pour ceux qui seraient trop assurés de la qualité de leur travail personnel et pour ceux qui ne le seraient pas assez, il me semble que des remarques de l’enseignant quand il circule dans les rangs ou une discussion en fin de séance avec l’élève concerné l’aide en général à mieux réguler son activité.


Bonnes corrections !

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