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Enseignants : regard sur la phase de leçon. Conseils pour enseignants débutants.

Dernière mise à jour : 19 sept. 2023


Ce post n'est que mon regard sur la phase de leçon lorsqu'elle se déroule de manière ordinaire.


Quelle découpage et quelle longueur pour la leçon dans une séance ?

L'usage est que lors de la préparation de séquence, l'enseignant liste les objectifs de la séquence. L'enseignant préparera une, deux ou trois séances (rarement plus) dans le but de répondre à l'objectif. Chaque objectif nécessitera une phase de leçon.

Au collège, la leçon gagne à être courte, pas plus d’une demi-page, pas plus d'un quart d'heure. Elle répond à l’objectif de la séance et consiste le plus souvent en un bilan de l’activité d’approche. Elle se fait appeler « Bilan », « Bilan de savoir » ou encore « Ce qu’il faut retenir », sous-entendu Ce qu’il faut retenir de ce que nous avons discuté au travers de l’activité d’introduction.

Écrire la leçon du chapitre en entier lors d'une séance me paraît peu recommandable. D'abord parce qu’elle ne sera pas intelligible par la majorité de la classe ; ensuite parce que, au collège, cela générerait un long moment de copie pénible pour les élèves qui casserait le rythme de la séance.


L'enseignant devrait-il rédiger en amont la leçon ?

A mon avis, oui. La leçon ne peut être improvisée, sinon des formulations mathématiques seront inexactes, l’ordre de présentation maladroit, les exemples mal choisis et peu représentatifs des difficultés que vous auriez voulu souligner, etc. Il est difficile de conserver la rigueur mathématique d’un texte tout en l’adaptant au niveau des élèves. La leçon mérite donc d’être rédigée en amont par l’enseignant de manière rigoureuse. Il est recommandé de s’appuyer sur plusieurs manuels afin de bien choisir ses formulations. Si elle est préparée soigneusement en amont, vous serez alors capable de prendre en compte les interventions des élèves afin de transformer le texte de la leçon en fonction de ces interventions tout en restant rigoureux. Soulignons qu’il existe d’autre manières de mener la phase de leçon, peu répandue, plus expérimentales mais non moins intéressantes : c'est toujours intéressant de les essayer.


Faut-il faire écrire la leçon aux élèves ou leur distribuer une fiche-bilan avec ou sans "trous" ?

Idéalement, il me semble que les élèves gagneraient à écrire chaque bilan en entier à la main. Les sciences de l'éducation ont unanimement constaté l'inflation des polycopiés de bilan et cours à l'école. Dès leur plus jeune âge, les élèves se voient distribuer des fiches à coller et des fiches à trous à compléter en guise de leçon. L’objectif est de gagner du temps ; c'est évidemment vrai que faire copier un texte à une classe prend du temps. Cela étant, la généralisation de cette pratique a probablement rendu les élèves plus lents qu’ils ne l’étaient auparavant en ce qui concerne l'écriture manuscrite. Il est ainsi recommandé de faire écrire la leçon en entier.

Cela étant, le programme de maths du cycle 4 est difficile (impossible ?) à terminer proprement avec 3h30 par semaine. Même si c'est probablement moins le cas pour le programme de cycle 3, le temps qui passe est probablement la principale contrainte du prof de maths de collège qui arbitre en permanence entre différentes activités en fonction de la contrainte temporelle. C’est pour cela que, même si on considère que prendre le temps de faire écrire les élèves est essentiel, on se retrouve bien souvent à distribuer des fiches à compléter de peur que l'activité mathématiques des élèves en classe ne soit trop succincte. Il s’agit de trouver son équilibre.


Il me semble qu’en guise de compromis, même si on distribue des fiches-leçon, on peut se fixer quelques limites à ne pas franchir. Il est par exemple préférable de laisser à la charge des élèves :

  • l’écriture de toutes les définitions et propriétés (en entier !). C’est important que les élèves s’habituent à leur syntaxe. Cela permet par exemple de faire écrire systématiquement en vert la condition d’application d’une propriété et en rouge la conclusion.

  • l’écriture des formules (avec l’égalité afférentes).

  • l'écriture des exemples (notamment en raison de l'enjeu de rédaction).

Par ailleurs, je ne suis pas certains que les fiches à « petits trous », c’est-à-dire les fiches avec un mot à compléter par-ci par-là aient un intérêt. L’intention de l’enseignant qui les élabore est en général de maintenir l’attention des élèves pendant que la leçon est lue et discutée, mais je ne suis pas certain que cela soit efficace. Si l’urgence nous mord la nuque, il me semble préférable de pré-écrire pour les élèves les titres, les remarques, les énoncés d’exemples et de faire écrire le reste.


Bonne préparation !


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